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Democratic Republic of the Congo: Maladie à virus Ebola – République démocratique du Congo Bulletin d’information sur les flambées épidémiques, 4 juillet 2019

Source: World Health Organization
Country: Democratic Republic of the Congo, South Sudan, Uganda

Cette semaine, la flambée de maladie à virus Ebola (MVE), qui frappe les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri (République démocratique du Congo), s’est poursuivie à une intensité de transmission stable. Des premiers signes ont indiqué une réduction de l’intensité de la transmission dans certains points chauds majeurs tels que Butembo et Katwa. Les points chauds actuels sont les zones de santé de Beni, de Mabalako et de Mandima, depuis lesquels certains cas ont été exportés vers des zones de santé non touchées. Une augmentation légère mais notable du nombre de nouveaux cas survenant dans des zones où les taux de transmission étaient auparavant plus faibles, comme les zones de santé de Komanda, Lubero et Rwampara/Bunia, a été observée. Le 30 juin, un cas qui avait voyagé depuis Beni a été confirmé à Ariwara, plus de 460 kilomètres au nord de Beni, près des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Il s’agit du premier cas confirmé dans cette zone de santé, et une équipe d’intervention a été déployée depuis Bunia pour mener une enquête et mettre en œuvre des mesures de santé publique à Ariwara. L’Ouganda et le Soudan du Sud se sont mobilisés rapidement, s’appuyant sur les efforts de préparation déployés au cours des mois suivants. Le district d’Arua, en Ouganda, a une frontière commune avec la zone de santé d’Ariwara, et les échanges commerciaux comme les mouvements de population sont très importants entre ces deux zones. Le groupe spécial du district d’Arua (Arua District Task Force) s’est réuni le 2 juillet pour arrêter un plan d’action, le Ministère de la santé a immédiatement dépêché l’équipe nationale d’intervention rapide, chargée de mener une évaluation des besoins, et l’équipe de vaccination de Kasese a également été envoyée dans le district d’Arua le 3 juillet, pour commencer la vaccination des agents de santé de première ligne. Au Soudan du Sud, l’OMS et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) ont eu le 2 juillet une réunion conjointe avec les partenaires d’exécution pour planifier et coordonner les missions sur le terrain. Des équipes conjointes ont été envoyées dans l’État de Kei le 3 juillet pour soutenir les activités de préparation opérationnelle.

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Dans les 21 jours allant du 12 juin au 2 juillet 2019, 73 aires de santé relevant de 20 zones de santé, soit 11 % des 664 aires de santé que comptent les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri (Figure 2), ont signalé de nouveaux cas. Au cours de cette période, 285 cas confirmés au total ont été signalés, dont la majorité provenaient des zones de santé de Mabalako (30 %, n=85), Beni (27 %, n=76), Mandima (8 %, n=23), Lubero (6 %, n=16) et Kalunguta (5 %, n=14). Au 2 juillet 2019, 2369 cas de MVE au total, dont 2275 confirmés et 94 probables, avaient été notifiés (Tableau 1). Au total, 1598 décès, dont 1504 parmi les cas confirmés, ont été signalés (taux de létalité global : 68 %). Parmi les 2369 cas confirmés ou probables pour lesquels on connaissait l’âge et le sexe, 56 % (1334) étaient des femmes et 29 % (691) des enfants de moins de 18 ans. Le nombre de cas parmi les agents de santé continue à augmenter et il s’établit désormais à 130 (6 % du nombre total de cas).

Aucun nouveau cas de MVE ou décès dû à la maladie n’a été signalé en République d’Ouganda depuis la publication du précédent bulletin sur la flambée épidémique de maladie à virus Ebola dans le pays en date du 13 juin 2019. Au 26 juin, 108 contacts potentiellement exposés avaient été recensés et ils vont arriver au terme de la période de suivi de 21 jours. Les contacts font l’objet de visites quotidiennes pendant 21 jours jusqu’à ce que le suivi s’achève pour le dernier d’entre eux le 3 juillet. À ce jour, aucun des contacts ne présente de symptômes. Pour la totalité des 14 cas présumés signalés à ce jour, les résultats au test de dépistage de la MVE ont été négatifs, et ces cas ne sont pas liés aux cas confirmés mentionnés dans le bulletin sur la flambée épidémique de maladie à virus Ebola en Ouganda. Au total, 1507 individus ont accepté la vaccination et en ont bénéficié, dont 74 contacts (34 ne remplissaient pas les critères requis), 747 contacts de contacts, et 682 agents de santé de première ligne.

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Action de santé publique

Pour des informations plus détaillées sur les actions de santé publique menées par le Ministère de la santé, l’OMS et les partenaires, veuillez consulter les derniers rapports de situation publiés par le Bureau régional OMS de l’Afrique :

Rapports de situation sur la flambée de maladie à virus Ebola – République démocratique du Congo (en anglais seulement)

Évaluation du risque par l’OMS

L’OMS suit en permanence l’évolution de la situation épidémiologique et du contexte de l’épidémie pour s’assurer que l’appui à la riposte est adapté à l’évolution des circonstances. D’après la dernière évaluation, les niveaux de risque à l’échelle régionale et nationale restent très élevés, tandis que le niveau de risque à l’échelle mondiale reste faible. Une augmentation hebdomadaire du nombre de nouveaux cas a été observée de février à la mi-mai 2019 ; depuis lors, les taux sont en baisse, mais restent importants. La dégradation générale de la situation sécuritaire et la persistance de poches de méfiance au sein des communautés, exacerbées par les tensions politiques et l’insécurité, en particulier au cours des quatre dernières semaines, ont entraîné des suspensions temporaires récurrentes et des retards dans les enquêtes sur les cas et les activités de riposte dans les zones touchées, ce qui a nui à l’efficacité globale des interventions. Toutefois, le dialogue communautaire récemment instauré, les initiatives de sensibilisation et le rétablissement de l’accès à certaines zones sensibles ont permis d’améliorer l’acceptation par les communautés des activités de riposte et des enquêtes sur les cas. Afin d’assurer la sûreté et la sécurité du personnel et la continuité des activités, ce domaine opérationnel continue de faire l’objet d’un suivi et d’une évaluation étroits, et des mesures d’atténuation des risques sont mises en œuvre. La forte proportion de décès dans les communautés notifiés parmi les cas confirmés, la proportion relativement faible de nouveaux cas qui étaient des contacts connus sous surveillance, l’existence de chaînes de transmission liées aux infections nosocomiales, les retards persistants pris dans la détection et l’isolement dans les centres de traitement d’Ebola (CTE), et les difficultés à notifier en temps utile les cas probables et à intervenir sans délai sont autant de facteurs qui augmentent la probabilité d’apparition de nouvelles chaînes de transmission dans les communautés touchées et le risque de propagation géographique en République démographique du Congo et dans les pays voisins. Les nombreux mouvements de population des zones touchées par la flambée vers d’autres zones de la République démocratique du Congo et, par-delà les frontières poreuses, vers les pays limitrophes pendant les périodes d’insécurité accrue, augmentent encore les risques. La longueur de la flambée actuelle, la fatigue du personnel chargé de la riposte et les ressources limitées représentent des risques supplémentaires. À l’inverse, la bonne préparation opérationnelle et les activités de préparation dans plusieurs pays limitrophes ont probablement renforcé la capacité à détecter rapidement les cas et atténué la propagation au niveau local. Ces activités doivent continuer d’être mises en œuvre à plus grande échelle.

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Conseils de l’OMS

Sur la base des informations actuellement disponibles, l’OMS déconseille d’instaurer des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux avec la République démocratique du Congo. Il n’existe actuellement aucun vaccin homologué pour protéger les populations contre le virus Ebola. Par conséquent, il n’est pas raisonnable d’exiger un certificat de vaccination anti-Ebola pour limiter la circulation transfrontalière ou la délivrance de visas aux passagers à destination ou en provenance des pays touchés. L’OMS continue de surveiller attentivement les mesures prises pour les voyages et le commerce en relation avec cet événement, effectuant les vérifications nécessaires le cas échéant. Pour le moment, aucun pays n’a pris de mesures entravant sensiblement les voyages internationaux à destination ou en provenance de la République démocratique du Congo. Les voyageurs doivent demander conseil à leur médecin avant de partir et respecter les règles d’hygiène.

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